Le travail

Il est curieux de constater à quel point les gens en général ne se posent pas des questions sur le fonctionnement de notre monde; pourquoi les choses sont-elles telles qu'elles sont? Il en va ainsi du travail, facteur vital pour l'intégration dans la société aujourd'hui.

Etymologie


Visiblement, le mot travail dériverait d'un mot latin tripalium, qui était un instrument de torture. Dans le passé, travailler a aussi voulu dire accoucher, ou se donner de la peine.
Aujourd'hui, le travail est associé à toute activité humaine de création de biens et de services. Nous y reviendrons bien plus tard car cela pose problème aujourd'hui vis-à-vis des limites de notre monde, et de certains métiers.

Objectifs du travail


Qui s'est posé la question? Poruquoi le travail? Je ne sais pas si beaucoup de gens ont fonctionné de la même manière que moi, mais après le bac j'ai suivi les études qui pourraient m'ouvrir le plus de portes possibles, avant de choisir une école dans un domaine qui me plaisait pour me donner le plus de chances possibles d'obtenir un emploi. Point. Je ne me suis jamais posé la question: pour qui ai-je envie de travailler, dans quel contexte, avec quel but. On pourrait me répliquer que beaucoup de gens ont pour seul but de trouver un emploi. Toutefois, si elles s'étaient posées certaines questions, peut être les choses iraient mieux pour elles.

Voyons à présent les sens les plus fréquents accordés au travail

Objectif 1: un devoir moral (sens 1)


En partie hérité de l'histoire du pêché originel, le travail est là pour lutter contre l'oisiveté et pour participer à l'effort collectif de production. La valeur travail est de même largement utilisée en politique; on se rappellera qu'en 2007 le mot travail était très fréquemment utilisé. Le travail est donc selon certains une vertue.
Une autre idée largement associée au travail est la récompense; plus on travaille plus on est gratifié pour son travail. Cette idée est donc largement associé au postulat que la vie est juste et que les individus ont chacun ce qu'ils méritent.
Le travail est donc selon ce premier sens une fin en soi. Et le travail n'a pour seul objectif "que" celui d'une insertion sociale.
Cette vision est fréquemment associée à de la "politique de droite."

Objectif 2: un devoir social


Le travail produit de le richesse et des biens. Plus il y a de travail, plus il y a de richesses et de services accessibles à la population. Le travail est donc vue comme une participation à l'effort collectif d'amélioration du quotidien.
 Proche de l'objectif précédent, le travail est donc vu comme un moyen d'amélioration des conditons de vie.
La recherche impérative de création d'emplois est un élément fréquemment associé à de la "politique de gauche".

Objectif 3: une activité rémunératrice


Pour certaines personnes, le travail se limite à assurer sa propre susbistance en lui amenant une source de revenus. Le travail est donc vu comme une obligation vitale: pour manger il faut travailler
Pour d'autres personnes, le travail se limite à une possibilité d'enrichissement; le travail permet de devenir riche, ce qui se traduira pour certains par des biens matériels, pour d'autres par des loisirs... et même pour certains le fait de ne plus travailler du tout une fois un certain capital amassé!

Objectif 4: un devoir moral (sens 2)


A mon avis, tous les objectifs précédents ne permettent pas de donner de sens au travail. Si le seul but du travail est la production de biens, de richesses ou de services, cela ne suffit pas; ni à motiver ni à justifier. Par contre si le fruit du travail est un service qui lui va contribuer à améliorer le sort global de l'humanité, alors oui le travail a un sens.
Travailler a pour moi un objectif collectif d'amélioration du genre humain; et non un objectif égoïste.Il y a de plus à mon sens 2 impératifs sociaux et environnementaux aujourd'hui qui devraient donner des priorités à nos actions. Si on reprend les objectifs de l'humanité, en premier lieu le fruit de notre travail devrait permettre d'assurer à chaque individu de la planète les moyens de sa subsistance. Dans un second temps, les fruits de notre travail pourraient permettre d'améliorer le "confort" des êtres humains.

  Échelle de vertu de la valeur travail


Partant des constatations de l'objectif 4, je propose une nouvelle échelle pour la valeur travail qui pourrait être la suivante:
1: travail social (humanitaire) ou environnemental; désintéressé personnellement; ONGs, associations (Croix rouge, Greenpeace)
2: travail d'amélioration de la condition humaine; métiers de la médecine et de l'éducation
3: travail d'intérêt général; production de biens et de services utiles à la collectivité; métiers de la fonction publique, des bureaux d'étude et d'ingénierie appliqués à des projets d'intérêt général, avec un objectif de qualité
4: travail de création de biens et de richesses destinés au confort et au loisir
5: travail lucratif; seul objectif: le plus grand bénéfice possible, la plus grande part de marché possible

Bien sur cette échelle a des limites; par exemple, où placer les métiers de l'armée? Certains seront au niveau 1 (aide aux populations), d'autres au niveau 5 (vente d'armes). De plus, d'autres paramètres peuvent entrer en jeu: une société portée sur la qualité de ses produits sera plus vertueuse que celle portée sur le coût de production le plus bas.
Enfin, le niveau 5 pose problème; car il mélange des personnes travaillant pour vivre (ou survivre), et des personnes portées sur l'enrichissement personnel...

Réflexion sur le monde du travail: le revenu de base (http://le-revenu-de-base.blogspot.com)